Traitement

Traitement des poussées

Il repose sur un traitement par corticoïdes (Méthyl prednisolone) a raison de 1 g/24 h en perfusion intraveineuse lents. Elles peuvent parfois, sous certaines conditions être effectuées à domicile. Elles ne protègent pas des poussées futures mais permettent une récupération plus rapide de la poussée.

Traitements de fond

Ils reposent sur leur action au niveau du processus immunitaire, il s’agit des IMMUNOMODULATEURS (qui agissent en modifiant l’équilibre de certains systèmes immunitaires) et des IMMUNOSUPPRESSEURS (qui modifient le fonctionnement des cellules immunocompétentes (lymphocytes par exemple). Leur but est de réduire le nombre des poussées et de ralentir la progression du handicap

LES IMMUNOMODULATEURS sont représentés pas les interférons et le copolymère:

  • Les interférons béta 1-a (Avonex, Rebif) et béta 1-b (Bétaféron, Extavia) réduisent de plus de 40% le nombre de poussées. Ils ralentissent discrètement la progression du handicap. Près de 20 ans d’utilisation on peut considérer qu’ils sont bien tolérés au long cours, une fois passées les premières semaines qui donnent lieu à un syndrome pseudo grippal juste après l’injection. Ils se font soit 1 fois par semaine en intra musculaire, soit en sous cutané tous deux jours ou trois fois par semaine.
     
  • Le copolymère (Copaxone) a la même efficacité sur les poussées et le handicap, il ne donne pas lieu à un syndrome pseudo grippal mais doit se faire quotidiennement en sous cutané.

LES IMMUNOSUPPRESSEURS sont utilisés dans les formes plus agressives de la maladie avec comme but de réduire le nombre de poussées, mal contrôlées par les modulateurs chez certains et de ralentir encore plus le processus du handicap:

  • La Mitoxantrone est indiquée dans les formes très agressives mais sa toxicité cardiaque en limite l’utilisation dans le temps (6 mois).
     
  • L’Imurel, le Cellcept, l’Endoxan sont parfois utilisés sans certitude d’efficacité.
     
  • Plus récemment le Tysabri, qui est un immunosuppresseur sélectif s’est montré efficace en réduisant de plus de 70% le taux de poussées et en ralentissant la progression du handicap. Sa tolérance au long cours doit être évaluée avec précision ultérieurement.
     
  • Enfin de nouvelles molécules qui arriveront sur le marché dans les mois qui viennent (Fingolimod, Campath, Cladribine) ont montré leur efficacité, ouvert la voie à d’autres formes d’administration que les injections. Elles devront au long cours faire la preuve de la même bonne tolérance que les interférons.
     
  • Dans les formes secondairement progressives, mais surtout dans les formes primitives peu de traitements se sont révélés véritablement efficaces.

Traitements symptomatiques

La spasticité sera combattue par des antis spastiques (Lioresal, Dantrium) administrés par voie orale à doses progressives et depuis peu par l’implantation de pompes intra rachidienne. Certains territoires peuvent donner lieu a des injections de toxine botulique. La kinésithérapie lutera contre la tendance à la rétraction.

Les troubles mictionnels doivent être combattus pour éviter les complications infectieuses rénales souvent graves. Il faut effectuer des bilans urodynamiques précis permettant d’aboutir à un diagnostic précis de leur cause et proposer un traitement adapté : anticholinergiques, alphabloquants, autosondages. Traquer les infections urinaires pour éviter les pyélonéphrites. Utiliser la toxine botuliques, a capsaicine voire les sphincters artificiels si nécessaire.

Les troubles sexuels surtout chez l’homme peuvent être combattus pas les injections intra caverneuses de Papavérine, le Viagra ou le Cialis

Les douleurs doivent être bien analysées car elles peuvent combattues par des antalgiques classiques ou par des antalgiques spécifiques des douleurs neuropathiques (antidépresseurs ou anti épileptiques).
La fatigue est difficile à combattre car son origine est multifactorielles et les traitements proposés ont des résultats mitigés (Mantadix, Modiodal, Lévocarnyl, 3,4 Diamidopyridine) mais un résultat de 30 à 40 % de résultats méritent parfois un essai.

Enfin c’est une prise en charge multidisciplinaire constante comme peut le proposer le réseau qui assurera, à terme la meilleure prise en charge.

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