Epidémie et Etiologie

La sclérose en plaques (SEP) a une prévalence en France (Nombre de patients atteints) de 80 à 100 pour 100 000 habitants. Une différence Nord-Sud existe en Europe (la prévalence est double en Europe du Nord (Scandinavie, Ecosse) mais elle est plus faible autour de la Méditerranée. Cette différence existe aussi pour la France du Nord et la France du sud.

Au niveau mondial, les noirs d’origine Africaine et les Asiatiques paraissent moins exposés que les caucasiens et le gradient Nord-Sud se trouve confirmé.

Les études sur les migrations de population (Israël, Antilles Françaises) montrent que le risque de développer la maladie est celui du pays d’accueil si les enfants ont migrés avant l’âge de 15 ans et celui du pays d’origine pour les adultes. L’existence de concentrations de cas à certaines périodes (Islande et Iles Féroé pendant la seconde guerre mondiale), l’existence de variations de l’incidence selon certains critères d’hygiène (Antilles Françaises), ont fait émettre une incidence infectieuse qui n’a jamais été prouvée.

La femme est plus souvent touchée que l’homme (60% contre 40 %)

La maladie débute la plupart du temps entre 20 et 40 ans. Le pourcentage avant 16 ans (5%) et après 45 ans (15 %) est faible.

Les formes familiales sont rares (10% des cas), Le risque est plus élevé entre frères et sœurs (environ 5%) qu’avec les parents (3 %) et les apparentés (2 %).Plutôt que de parler d’hérédité il faut évoquer une prédisposition génétique.

Ainsi la Sclérose en Plaques apparait donc comme une maladie multifactorielle qui fait intervenir des facteurs environnementaux et une prédisposition génétique sur un terrain immunitaire particulier. La recherche d’un virus, une localisation particulière sur le génome, voire la piste parasitaire n’ont pas permis de dégager une certitude. Récemment une piste vasculaire, veineuse a été évoquée, elle demande une sérieuse confirmation avant d’être validée et donner lieu a des pistes thérapeutiques.

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